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mercredi 23 novembre 2022

Les Galaxiales, cycle séminal de la science-fiction française

 

22 novembre 2022, je reçois un volume qui constitue la dernière publication des éditions du Bélial’, « Les Galaxiales – L’intégrale » de Michel Demuth, préparé sous la direction de Richard Comballot, volume qui est aussi le lieu d’édition de mes deux dernières nouvelles à cette date, "Les Hommes-Soeurs d'Hermonville" & "L'Homme en armes et l'âme en peine".

Le cycle des Galaxiales, composé par Michel Demuth entre 1965 et 1979, constitue l'une des rares et remarquables histoires du futur de la SF française. Mais elle demeurait inachevée, son auteur ayant très tôt choisi, parallèlement à l’écriture, d’intégrer l’édition et de participer à la structuration de toute une époque de la SF française, comme éditeur et comme traducteur. Longtemps, on a espéré qu’il allait y revenir, et il a d’ailleurs encore livré, sur le tard, de jolis morceaux de prose parfois très poétique voire expérimentale, mais son décès en 2006 a sonné le glas de cette attente pour les Galaxiales. Or, on savait ce qu’il aurait pu livrer, puisqu’à l’instar de quelques-uns de ses confrères anglo-saxons, Demuth avait établi un tableau chronologique précisant non seulement les événements de son futur, mais aussi les titres des textes qui illustreraient ceux-ci.

jeudi 25 juillet 2019

Michel Jeury en chronolyse profonde

Sur son blog au beau titre philosophique, Dany Jeury et sa plume nous donnent une relecture du premier chapitre du chef d’œuvre de son papa, Le Temps incertain, mis en parallèle avec les derniers instants de Michel, en janvier 2015.
https://images.noosfere.org/couv/l/laffont-ad-jeury1973.jpg
 Que nous dit Dany ? Une chose apparemment toute simple et pourtant tellement singulière, voire sidérante : qu’il existe une correspondance flagrante et démontrable (ce qu’elle s’emploie à faire) entre ce chapitre, écrit voici plus de quarante ans par Michel, et les moments de sa fin, qu’elle-même a vécus auprès de lui.

mardi 13 janvier 2015

La Perte-en-Ruaba accueille Michel Jeury...

(Michel Jeury est décédé le 9 janvier 2015 à Vaison-la-Romaine.)

J’ai découvert Michel Jeury au travers de l’immensité d’un écrivain qui m’a de suite subjugué lorsque j’avais aux alentour de vingt ans. Quarante ans et quelques poussières plus tard, c’est l’homme Jeury qui demeure le plus profondément inscrit dans l’orbe et la roue des souvenirs qui tournent en moi.
Certes, j’ai relu voici quelques années un grand pan de l’œuvre de Michel dans l’optique d’un article qui fut un pur bonheur à écrire, car il me semblait que je le lui devais. Et du Jeury, cela me fait toujours le même effet aujourd’hui que lors des premières lectures : un choc et un plaisir intense. Une prose telle que celle du Temps incertain, qui entraîne son lecteur à ne plus se poser les questions de la forme et du fond, car l’un implique nécessairement l’autre, demeure une œuvre que l’on ne peut placer que parmi les plus importantes du siècle dernier, je pense.